On me dit que nos vies ne valent pas grand chose, qu'elles passent en un instant comme fânent les roses ...

On me dit que nos vies ne valent pas grand chose, qu'elles passent en un instant comme fânent les roses ...




On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Paraît que le bonheur est à porté de main
Alors on tend la main et on se retrouve fou

Pourtant quelqu'un m'a dit...
Que tu m'aimais encore - me l'a-t-on vraiment dit ?
Que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors ?
Mais qui est-ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais ?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit
J'entends encore la voix, mais je n'vois plus les traits
"Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit"



Tu vois quelqu'un m'a dit...



Texte: (c) Vanessa Paradis.
Photo: Maryna Lynchuck.

# Posted on Thursday, 15 January 2009 at 3:28 PM

Edited on Wednesday, 23 December 2009 at 8:26 AM

Quand on aime, on aime toujours trop.

Quand on aime, on aime toujours trop.


Mon enfant, nu sur les galets _ Le vent dans tes cheveux défaits
Comme un printemps sur mon trajet _ Un diamant tombé d'un coffret
Seule la lumière pourrait _ Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets _ Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
Et quoi que tu fasses _ L'amour est partout où tu regardes
Dans les moindres recoins de l'espace _ Dans le moindre rêve où tu t'attardes
L'amour comme s'il en pleuvait _ Nu sur les galets
Le ciel prétend qu'il te connaît _ Il est si beau c'est sûrement vrai
Lui qui ne s'approche jamais _ Je l'ai vu pris dans tes filets
Le monde a tellement de regrets _ Tellement de choses qu'on promet
Une seule pour laquelle je suis fait _ Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
On s'envolera du même quai _Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d'après _ Tu seras mon unique projet
Je m'en irai poser tes portraits _ A tous les plafonds de tous les palais



Photo: (c) Ellen B. ~ Joanne.

# Posted on Saturday, 07 February 2009 at 10:54 AM

Edited on Wednesday, 23 December 2009 at 8:26 AM

Et mes rêves s'accrochent a tes phalanges. je t'aime trop fort, ca te derrange...

Et mes rêves s'accrochent a tes phalanges. je t'aime trop fort, ca te derrange...




" L'amour le plus fort est celui qui n'est pas partagé. J'aurais préféré ne jamais le savoir, mais telle est la vérité : Il n'y a rien de pire que d'aimer quelqu'un qui ne vous aime pas et en même temps c'est la chose la plus belle qui me soit jamais arrivée. Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour. "



# Posted on Saturday, 04 April 2009 at 6:55 AM

Edited on Friday, 31 July 2009 at 8:01 AM

Et même si je ne marche plus tout à fait droit, même si mes pas ne sont plus ceux d'autrefois. Je vais. De travers, je vais...

Et même si je ne marche plus tout à fait droit, même si mes pas ne sont plus ceux d'autrefois. Je vais. De travers, je vais...


C'est un comprimé verdâtre et rond. Il a coûté cent cinquante francs. Le packaging est très haut de gamme : un minuscule sachet en plastique d'un centimètre carré. (...) Soudain, une vague de chaleur me monte au cerveau. Je ne peux plus m'empêcher de sourire. (...) J'ai terriblement envie de parler. Je vais voir tous les gens pour leur dire à quel point je les trouve sympas. Même mes ennemis ont toutes les qualités. D'ailleurs, c'est bien simple : je n'en ai pas. Je complimente tous le monde. C'est un peu embêtant : si Adolf Hitler était dans cette boîte de nuit ce soir, j'irais l'embrasser en lui disant qu'il a dû souffrir pour faire tout ce qu'il a fait. Il est temps que je sorte prendre l'air.


# Posted on Saturday, 04 April 2009 at 7:32 AM

C'est toujours l'enfer qui me pousse à jeter l'encre sur le papier, la faute sur ceux qui m'ont laissée. Ecrire, c'est toujours reculer l'instant où tout s'est écroulé. On n'écrit pas sur ce qu'on aime, sur ce qui ne pose pas problème. Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi. Rassure-toi.

C'est toujours l'enfer qui me pousse à jeter l'encre sur le papier, la faute sur ceux qui m'ont laissée. Ecrire, c'est toujours reculer l'instant où tout s'est écroulé. On n'écrit pas sur ce qu'on aime, sur ce qui ne pose pas problème. Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi. Rassure-toi.
V

Date limite de fraicheur

On peut être grand, brun, et pleurer. Pour ce faire, il suffit de decouvrir tout d'un coup que l'amour dure trois ans. C'est le genre de découverte que je ne soubaite pas a mon pire ennemi - ce qui est une figure de style puisque je n'en ai pas. Les snobs n'ont pas d'ennemis, c'est pourquoi ils disent du mal de tout le monde : pour essayer d'en avoir.
Un moustique dure une journée, une rose trois jours. Un chat dure treize ans, l'amour trois. C'est comme ca. Il y a d'abord une année de passion, puis une année de tendresse et enfin une année d'ennui.

La prémière année, on dit : " Si tu me quittes, je me TUE. "

La seconde année, on dit : " Si tu me quittes, je souffrirai mais je m'en remettrai. "

La troisième année on dit : " si tu me quittes, je sabre le champagne. "

Personne ne vous prévient que l'amour dure trois ans. Le complot amoureux repose sur un secret bien gardé. On vous fait croire que c'est pour la vie alors que, chimiquement, l'amour disparait au bout de trois années. J'ai lu dans un magazine féminin : l'amour est une poussée ephémère de dopamine, de noradrénaline, de prolactine, de lulibérine et d'ocytocine. Une petite molécule, la phénylethylamine (PEA), déclence des sensations d'allegresse, d'exaltation et d'euphorie. Le coup de foudre ce sont les neurones du système limbique qui sont saturés en PEA. La tendresse ce sont les endorphines. [...]

# Posted on Saturday, 04 April 2009 at 7:39 AM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 6:48 PM